Nikolaï Efremov relève une transparence frappante dans le médium et l’aigu, accompagnée d’un grave compact et énergique ; l’absence de gonflement et de bourdonnement laisse chaque note se dessiner avec netteté, même lorsque la musique contient beaucoup d’informations simultanées.
La résolution élevée ne provoque pas de fatigue selon le critique, car les détails restent intégrés à l’expression musicale ; la précision technique s’accompagne de vivacité et d’émotion, au lieu de transformer l’écoute en exercice d’analyse.
Sur l’orchestre, le magazine apprécie l’ampleur, la microdynamique et le naturel des timbres ; les groupes d’instruments restent bien distribués et la texture de l’archet sur le violon conserve une présence particulièrement crédible.
Les cymbales révèlent des harmoniques contrastées et très fines, sans dureté ajoutée sur les morceaux les plus intenses ; les enregistrements volontairement plus doux gardent eux aussi leurs petites nuances, avec un aigu vivant et soigneusement dosé.
L’unité des trois registres permet de conserver une image homogène même à courte distance, tout en sonorisant des espaces plus grands ; le testeur retient surtout une délicatesse et une musicalité qui incitent à écouter les disques jusqu’au bout.