Pourquoi Harbeth en 2017 ?

Lors des deux derniers salons de la Haute-Fidélité à Bruxelles, ma présentation des Harbeth a créé la surprise face à des systèmes dix à vingt fois plus chers :

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Un design et des technologies à l’ancienne, des prix très éloignés du haut-de-gamme habituel, … nombreux se posent des questions.

Pourquoi des personnes passent-elles à  des Harbeth, après avoir possédé des enceintes Wilson Audio, Avantgarde, Marten, Estelon, B&W 8xxD, … toutes beaucoup plus chères ?

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Mike Bovaird, le boss d’Audioshark a revendu ses Wilson Audio Alexia (61.500 €) pour des Harbeth M40. Il déclare :

«  Avec les Wilson, ce qui cloche, ce sont les timbres, tout simplement. Ils sont ‘off’.

Pas de 2 km, mais par rapport à l’exactitude des Harbeth, ils sont tout simplement « à côté » … ».

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Sur le forum LS3/5, une personne possède à la fois les Harbeth M40 et les Wilson Audio Watt Puppy 8. Voici ses conclusions :

« On obtient avec les 40.1 un grave beaucoup plus soutenu et de bien meilleur qualité que celui des Wilson qui semblent couper beaucoup plus haut, très loin de l’ampleur, de la matière et de la richesse harmonique des Harbeth. Certes, le grave des Wilson est rapide, clair et dynamique, mais celui des Harbeth joue dans une autre cour. Le medium des Harbeth est clairement plus naturel que celui des Wilson. Les voix sonnent plus juste, elles sont plus charnelles, plus incarnées. L’aigu des Wilson va un peu plus haut : elles sont plus lumineuses, mais l’écoute des Harbeth encore fait passer cet aigu pour légèrement artificiel. Le registre des hautes fréquences de la 40.1 est encore une fois plus naturel.
Enfin sur le terrain de la neutralité, les Harbeth enterrent les Wilson, qui en fonction des enregistrements ont tendance à sonner de façon assez similaire. Les Wilsons sont un peu « systématiques ». Globalement, pour mes oreilles, les 2 écoutes sont très belles mais on a la nette sensation de « monter en gamme » en passant des Wilson (que j’aime beaucoup et que j’ai finalement décidé de garder pour mon salon ) aux Harbeth. Et oui, des enceintes à 13000 euros la paire peuvent sonner beaucoup mieux que des « références audiophiles unanimement reconnues » à 33000 euros la paire ! ».

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harbeth Wilson.

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Pour ma part, les Harbeth sont les seules et uniques enceintes que je proposais déjà il y a 15 ans, et que j’apprécie un peu plus chaque jour.

Toutes les autres marques m’ont lassées, plus ou moins rapidement…

Comment expliquer un tel résultat ?

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Les raisons techniques de leurs qualités d’écoute sont très nombreuses, et souvent en contradiction avec ce que l’on pense être une bonne enceinte.

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On imagine qu’une enceinte doit avoir des parois non parallèles (pour limiter la formation d’ondes stationnaires), des courbes profilées avec des arêtes chanfreinées et des façades étroites (pour limiter les effets de bord par diffraction), des parois très rigides (pour limiter leurs résonnances), … et idéalement avoir été développées dans l’année pour bénéficier des dernières technologies !

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La technologie ‘à l’ancienne’ des Harbeth possède pourtant de très nombreux avantages :

  • Les caisses parallélépipédiques sont parfaitement modélisables, ce qui permet de contrôler parfaitement la répartition des résonnances propres.
  • Les panneaux en MDF de faible épaisseur évitent les résonnances dans le haut-médium, zone la plus sensible de l’oreille.

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Mais ce design, datant de plusieurs décennies, sur cahier de charge de la BBC, est constamment amélioré. Leur nouveau haut-parleur Radial, développé en collaboration avec plusieurs Universités du Royaume-Uni , est à la base de leur rendu unique.

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Et elles continuent d’impressionner, années après années.

Il y a quelques jours, au Salon de las Vegas, le chroniqueur Jana Dagdagan, du magazine américain Stereophile, déclarait :

« Vous m’avez convaincu, la prochaine paire d’enceintes que j’achèterai seront des Harbeth ! « .

Utilisation dans des systèmes de très haut-de-gamme ?

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Après avoir possédé des  B&W 802 D3 et des Eystelon, le choix de Monsieur D. à Overijse s’est porté sur des SHL5+.

Il utilise deux systèmes. Le premier est constitué d’un amplificateur Accuphase E-600 (10.490 €), d’un lecteur CD Accuphase DP-720 (16.990 €) et d’une platine SME avec bras SME V (12.000 €) et cellule Dynavector XV-1s (5.000 €).

Le second système utilise des blocs mono Pass 600 (32.500 €), un préampli Musical Fidelity Primo (8.500 €), et un ensemble drive/DAC Metronome.

Qu’en dire ? Une des plus belles écoutes de ma vie…

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Il existe de nombreux cas similaires, ici des Harbeth P3ESR dans un système à 200.000 € avec des blocs KONDO GAKUON 2 et leur préampli M1000 MK2, et la source ESOTERIC P1 + D1 !

harbeth kondo
harbeth kondo 2

Un autre exemple avec les blocs mono MBL :

harbeth mbl

Intégration : classique ou moderne ?

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harbeth classic
harbeth contemp